J’arrive du boulot en fin d’après-midi, avec mon amie et une rage de manger de l’indien.
Qu’aperçois-je? Une rutilante cavalier (cavachier) stationnée devant mon driveway.
Que dis-je, stationnée le cul dans mon driveway. Impossible d’en sortir.
Après une simili revue du voisinage, je ne me souviens pas avoir vu cette auto, et je ne peux pas aller cogner à toutes les portes… Donc j’appelle le 311, qui me transfèrent à la police, qui m’envoient une auto-patrouille.
Une dame arrive en marchant.
« Oh, am I blocking you? »
« Well, yeah, the rear of your car is in my driveway. »
« Oh, I’m sorry, I’m not used to Hull. »
Et moi de lui répondre :
« Well, are you used to parking in a way that blocks people’s driveways in other cities? »
Et elle d’entrer dans son char sans plus rien rajouter.
Je rappelle la police, « ouin ben euh, hihi, scusez, la femme a fini par arriver… »
Je vais à l’indien, je me sustente, et on va chercher deux autres copains pour aller voir Iron Man.
Je bave devant les reins de Robert Downey Jr., m’étonne de ne pas reconnaître Jeff Bridges, admire la façon dont Gwyneth Paltrow se sauve d’une mort certaine avec classe dans des stilettos Louboutin, et je reviens à la maison.
Qu’aperçois-je? L’auto de mon cher voisin est stationnée, pas devant mon driveway, mais juste assez près de ses limites pour m’empêcher d’y entrer, puisque l’auto de quelqu’un d’autre est stationnée de la même façon de l’autre côté. Je m’essaie, en vain.
Ah ben tabarnac.
Cogne chez le voisin. Une fois. Deux fois. TROIS FOIS.
Il finit par sortir à moitié habillé. (Je suis en mesure de devenir ce qu’il faisait, puisque mes murs en carton me donnent la joie de l’entendre chaque soir.)
« Oh shit, I’m sorry, I’m coming right away. »
Une minute… deux minutes…
Il sort sa tête par la porte « I have to find my keys, hold on! »
Cinq minutes…
« Won’t be long! »
…
Il finit par les trouver, puis bouge son auto.
Sérieusement, what are the odds?




